lundi 2 avril 2007
Marine Lepen, égérie vénéneuse.
Par abrasif, lundi 2 avril 2007 à 16:29 ::

Photo Marine Lepen et Alessandra Mussolini
Par Vicky
Qu’on ne s’y trompe pas, Marine Lepen ne tergiversera pas pour envoyer son père à la casse à la première occasion. Elle n’a que trop compris que la génération qui a goûté les guerres, particulièrement la guerre d’Algérie est périmée. Place au politiquement correct et à la respectabilité. Certes, le Front National a réussi un coup politique en arrivant au deuxième tour de la présidentielle 2002, mais ce score s’explique plus par la médiocrité du débat ambiant de cette année que par une véritable adhésion au lepenisme. La véritable information est venue du 2eme tour : 16,86 au premier tour, 17,79 au second, soit tout autant. L’information est là, le FN plafonne et s’il ne bouge pas quelques lignes, il sera condamné à n’être qu’un parti d’aboyeurs. S’inspirant du parti néo-fasciste italien, véritable maître à penser pour Lepen et sa vieille garde, qui avait réussi par le biais de sa vénéneuse égérie Alessandra Mussolini à élargir son électorat ; Le FN dégaine son bras armé, Marine Lepen. Mission : lui tricoter un habit d’honorabilité.
Comment dédiaboliser sans affadir ?
Marine est là. La fille du boss sera la toiletteuse du FN. Haro sur le révisionnisme et les thèses fascistes. On s’autoproclame porte-parole des sans voix (et sans cerveaux. A cela une seule raison, les immigrés sont devenus français donc électeurs. Il ne s’agit pas d’une éruption de conscience ou d’humanité mais d’un pragmatisme chiffré. Marine se fait l’artisan de cette respectabilité en mettant notamment une jeune issue de l’immigration sur les affiches de campagne. Pour s’imposer la fille à papa, qui a tété la xénophobie au sein graisseux de son père doit castrer quelques mâles sur le retour. Un seul moyen : être présente, ne pas compter ses heures et utiliser les médias pour s’imposer. Elle y arrive sans peine. Les journalistes sont toujours à la recherche d’un bon client. Un bon client étant un polémiste fort en gueule qui ne rechigne pas à l’invective quand il est à court d’argument. Avocate de formation, elle a eu l’occasion de se faire la main sur des cas « hard » comme son père avant d’entrer en politique. Députée européenne, elle en a profité pour recruter du sang neuf. Pour cela, un seul cahier des charges : ne pas porter sa xénophobie en bandoulière mais dans le sang. Pour recruter encore mieux , elle crée l’association « Génération Lepen » véritable pépinière frontiste.
Quelle femme politique serait elle ?
Peu portée sur l’Histoire et la littérature (qu’elle laisse à son père et à Gollnish), Femme de combat tendance street fighting , elle séduit grâce à un langage simple, dénué de fioriture donc facilement compréhensible par sa clientèle.
Si son aspect physique est résolument féminin, son architecture cérébrale est bien virile. Gollnish et Megret l’ont appris à leurs frais. Même son père, sceptique par nature pour ce qui est de la compétence de femmes qu’il préfère aux fourneaux a dû capituler devant tant de zèle. Et s’il l’a nommée vice-présidente, c’est d’abord pour punir les insolents qui osent concurrencer le grand patriarche que par une foi immodéré en son talent. Si elle devait être au responsabilités, elle fera ce à quoi son destin de duchesse de Montretout la prédestine : Alimenter les réseaux d’influence, tourner le dos à l’électorat populaire et lustrer le poil des mamies à caniche.
Quel avenir pour la Mussolini française ?

Deux équations : Soit on rate le coche, en laissant sur le bord de la route la partie la plus fragile de la population et on se retrouve dans cinq ans avec Marine Lepen en popstar du paysage politique. Soit on parvient rapidement à redonner à la France le goût de l’égalité, de la liberté et de la fraternité en luttant efficacement contre les précarités et l’exclusion , dans ce cas, Madame Lepen se retrouvera avec son parti là où il devrait être, à savoir 5% des voix pas plus. Les 5% d’inévitables fachos qui peuplent tous les pays.
